France : Fiscalité et Comptabilité
Dans cette page : Les taxes sur les sociétés | Les règles comptables | Les taxes à la consommation | Les taxes sur le revenu des personnes | Les conventions de non double imposition | Les sources d'information fiscale
| Taux de l'impôt sur les sociétés (2026) | Taux unique de 25% |
| Petites sociétés réalisant un chiffre d'affaires allant jusqu'à EUR 10 millions | 15% sur leurs premiers EUR 42,500 de bénéfices imposables |
| Majoration | 3.3% de l'impôt sur les sociétés dû, après un abattement annuel de EUR 763,000; appliquée aux grandes entreprises qui paient plus de EUR 763,000 d'impôt sur les sociétés (portant le taux effectif marginal à 25.83%) |
Les bénéfices des succursales sont imposés au même taux que les bénéfices des sociétés. En général, les bénéfices des succursales sont réputés distribués au siège. Une retenue à la source est prélevée sur les succursales françaises de sociétés non-résidentes hors UE au taux de 25% (pouvant être plus faible en vertu d’une convention fiscale) des bénéfices nets. Les règles relatives aux prix de transfert et aux sociétés étrangères contrôlées s’appliquent.
Les sociétés non-résidentes ne sont généralement pas imposées en France sur les plus-values provenant d’actifs français, sauf s’ils font partie d’un établissement stable, avec des exceptions pour les plus-values sur des biens immobiliers français ou sur des sociétés non cotées, et sur les actions d’une société française soumise à l’IS si le vendeur détenait au moins 25% des droits aux bénéfices au cours des cinq années précédant la vente, sauf disposition contraire d’une convention fiscale. Les actions détenues depuis plus de deux ans peuvent bénéficier d’une exonération spéciale, selon des procédures judiciaires en cours. Pour les sociétés non-résidentes situées dans un ETNC, toutes les plus-values provenant d’actifs français sont soumises à une retenue à la source de 75%, à condition que les activités de l’entité soient réelles et ne visent pas un transfert de bénéfices.
Les sociétés non-résidentes ne sont généralement pas imposées en France sur les plus-values provenant d’actifs français, sauf s’ils font partie d’un établissement stable, avec des exceptions pour les plus-values sur des biens immobiliers français ou sur des sociétés non cotées, et sur les actions d’une société française soumise à l’IS si le vendeur détenait au moins 25% des droits aux bénéfices au cours des cinq années précédant la vente, sauf disposition contraire d’une convention fiscale. Les actions détenues depuis plus de deux ans peuvent bénéficier d’une exonération spéciale, selon des procédures judiciaires en cours. Pour les sociétés non-résidentes situées dans un ETNC, toutes les plus-values provenant d’actifs français sont soumises à une retenue à la source de 75%, à condition que les activités de l’entité soient réelles et ne visent pas un transfert de bénéfices.
Les pertes fiscales peuvent être imputées sur les premiers EUR 1 million de bénéfices imposables et sur 50% de l’excédent, à condition que l’entité poursuive les mêmes activités. Les pertes peuvent être reportées en arrière sur l’exercice précédent jusqu’à EUR 1 million, l’excédent éventuel étant reporté en avant. L’option de report en arrière doit être déposée avant la date limite de dépôt de la déclaration de l’exercice déficitaire. Les pertes fiscales au sein d’un groupe fiscal français, ainsi que les pertes antérieures à l’option des membres individuels du groupe, suivent les mêmes règles et limites.
Pour les dépenses de R&D et de logiciels, les entreprises peuvent choisir de déduire immédiatement les coûts de R&D ou de les amortir sur une période pouvant aller jusqu’à cinq ans. Les coûts d’acquisition de logiciels peuvent être amortis de façon linéaire sur 12 mois, tandis que les coûts d’acquisition de brevets peuvent être amortis sur cinq ans. Un crédit d’impôt recherche est également disponible, à hauteur de 30% des dépenses de R&D éligibles engagées au cours de l’année (jusqu’à EUR 100 million de dépenses de R&D), et de 5% sur la part excédant ce montant.
Pour les dons de bienfaisance effectués au cours d’un exercice clos le 31 décembre 2020 ou après cette date, la réduction d’impôt est de 60% du montant du don. Si les dons dépassent EUR 2 million, l’excédent ouvre droit à une réduction de 40%. La réduction est calculée sur la base du montant le plus élevé entre EUR 20,000 et 0.5% du chiffre d’affaires. Cette réduction peut être imputée sur l’IS dû au titre de l’année du don, l’excédent éventuel étant applicable aux cinq exercices suivants.
Plusieurs impôts, dont les taxes sur le chiffre d’affaires non récupérables, les droits d’enregistrement et la Contribution économique territoriale, sont déductibles (l’impôt sur les sociétés ne l’est pas).
La loi de finances 2024 introduit un crédit d’impôt pour les industries vertes, couvrant 20% (ou 25%-40% selon le domaine d’investissement) des dépenses éligibles, plafonné à EUR 150 million par société (ou de EUR 200 million à EUR 350 million pour certains domaines). Les dépenses éligibles comprennent les investissements dans les batteries, les panneaux solaires, les éoliennes et les pompes à chaleur. Le crédit s’applique aux demandes déposées à compter du 27 septembre 2023 et aux investissements agréés jusqu’au 31 décembre 2028.
Avec effet au 1er janvier 2019, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) a été supprimé et remplacé par une réduction permanente des charges salariales que les employeurs versent pour financer le système français de sécurité sociale.
Les cotisations de sécurité sociale à la charge de l’employeur varient selon la taille et le type d’entreprise et la localisation, et peuvent dans certains cas dépasser 50% de la rémunération brute (environ 45% en moyenne). Le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) est fixé à EUR 46,368 en 2024, et le plafond mensuel à EUR 3,864.
Les entreprises qui n’atteignent pas le seuil de 90% d’assujettissement à la TVA pour leur chiffre d’affaires annuel sont tenues de payer la taxe sur les salaires sur les salaires versés au cours de l’année civile suivante. Pour les entreprises situées en dessous du seuil de 90%, la taxe sur les salaires s’applique à la part de leur ratio de récupération de la TVA qui n’est pas couverte par leur chiffre d’affaires. Le taux normal de la taxe sur les salaires est de 4.25%, mais des taux plus élevés s’appliquent aux salaires bruts individuels dépassant certains seuils (8.5% pour les salaires compris entre EUR 8,985 et EUR 17,936 et 13.6% pour les salaires dépassant EUR 17,936).
La vente de biens immobiliers est soumise à des droits de mutation dont le taux maximal est de 5.8%. La vente d’actions d’une SARL ou d’une SNC donne lieu à des droits de mutation de 3% du prix de vente, diminués d’une déduction fondée sur le nombre de parts vendues. Pour les actions de SA, SAS ou SCA, un taux forfaitaire de 0.1% s’applique, porté à 5% pour les sociétés immobilières. Les droits de mutation sur la vente de fonds de commerce français, de fichiers de clientèle, de droits au bail ou de certains droits de propriété intellectuelle utilisés en France sont de 5%.
Une taxe sur les transactions financières de 0.3% s’applique aux transactions portant sur des actions de sociétés cotées établies en France dont la capitalisation dépasse EUR 1 billion.
Une taxe de 3% sur les services numériques (TSN) est prélevée sur les sociétés dont les revenus tirés de la fourniture de placement publicitaire en ligne, de la vente de données d’utilisateurs collectées et de services d’intermédiation dépassent EUR 750 million à l’échelle mondiale et EUR 25 million en France au cours de l’année civile. Pour les sociétés liées, ces seuils sont appréciés au niveau du groupe.
Les autres impôts comprennent : la taxe d’apprentissage, la taxe sur les véhicules de société, les droits de timbre, etc.
| France | OCDE | Etats-Unis | Allemagne | |
|---|---|---|---|---|
| Nombre de paiements de taxes par an | 9,0 | 10,1 | 10,6 | 9,0 |
| Temps requis pour les formalités administratives en heures | 139,0 | 163,6 | 175,0 | 218,0 |
| Montant total des taxes en % des profits | 60,7 | 41,6 | 36,6 | 48,8 |
Source : The World Bank - Doing Business, Dernières données disponibles.
Les exportations de biens hors de l’UE et les services connexes, certaines opérations financières et les livraisons intracommunautaires de biens sont soumises au taux zéro.
Certains dirigeants de sociétés dont le siège social est en France et qui réalisent en France un chiffre d'affaires supérieur à EUR 250 millions sont réputés exercer leurs activités professionnelles en France et, par conséquent, avoir leur résidence fiscale dans le pays.
| Impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) | Taux progressif jusqu'à 45% |
| Jusqu'à EUR 11,497 | 0% |
| Entre EUR 11,498 et EUR 29,315 | 11% |
| Entre EUR 29,316 et EUR 83,823 | 30% |
| Entre EUR 83,824 et EUR 180,294 | 41% |
| Au-delà de EUR 180,294 | 45% |
| Contribution exceptionnelle (au-delà de EUR 250,000 pour les personnes seules et EUR 500,000 pour les couples mariés) | - 3% sur les revenus compris entre EUR 250,000 et EUR 500,000 pour les personnes seules (EUR 500,000 et EUR 1 million pour les couples mariés); - 4% sur la part des revenus excédant EUR 500,000 pour les personnes seules (EUR 1 million pour les couples mariés) |
| Prélèvements sociaux spéciaux pour les résidents français | Jusqu'à 17.2% |
En ce qui concerne les abattements personnels, le revenu imposable total est divisé en un nombre de parts qui reflète la situation matrimoniale du contribuable et le nombre de personnes à charge. Les enfants de moins de 18 ans et les enfants handicapés de tout âge peuvent être déclarés comme personnes à charge. Les enfants de 18 à 21 ans, ainsi que les enfants de 21 à 25 ans qui sont étudiants à temps plein, peuvent, sur demande, être déclarés comme personnes à charge. Les foyers comptant des enfants mariés ou pacsés ou des personnes à charge peuvent bénéficier d'un abattement annuel exonéré d'impôt de EUR 6,855 (revenus de 2025). De même, lorsqu'un soutien financier continu (pension alimentaire) est fourni à un enfant de plus de 18 ans, le même montant est accordé à titre de déduction fiscale.
Les pensions alimentaires versées à un ex-conjoint et les pensions versées pour les enfants de moins de 18 ans sont entièrement déductibles lorsqu'elles sont versées conformément aux dispositions d'un jugement. Les sommes versées aux parents, grands-parents, enfants de plus de 18 ans ou enfants mariés sont déductibles (avec un plafond pour les enfants), à condition que les bénéficiaires soient dans le besoin et que cela puisse être démontré.
Les contribuables exerçant une activité salariée ou indépendante ont droit à un crédit d'impôt pouvant atteindre 50% des frais de garde engagés pour chaque enfant à charge de moins de sept ans placé en école maternelle ou auprès d'une aide non domestique (plafonné à EUR 3,500 par enfant et par an).
Les dons aux organismes agréés peuvent donner lieu à une réduction d'impôt pouvant atteindre 66% des dons effectifs. Une réduction d'impôt pour frais de scolarité est accordée aux contribuables dont les enfants à charge fréquentent l'enseignement secondaire, comme suit : EUR 61 pour le "collège", EUR 153 pour le "Lycée" et EUR 183 pour l'université. La réduction résultant des déductions et crédits d'impôt est plafonnée globalement à EUR 10,000/an.
Un contribuable qui emploie une aide à domicile peut bénéficier d'un crédit d'impôt égal à 50% des dépenses, plafonnées à EUR 12,000 par an, soit un crédit d'impôt maximal de EUR 6,000. Toutefois, pour la première année d'emploi, ce plafond est porté à EUR 15,000, avec un supplément de EUR 1,500 pour chaque enfant à charge ou personne à charge de plus de 65 ans, sans dépasser EUR 15,000 (ou EUR 18,000 pour la première année d'emploi). Des dispositions particulières existent pour les contribuables handicapés.
La réduction de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) par le biais de déductions et de crédits est généralement soumise à un plafond global (sauf circonstances particulières), fixé à EUR 10,000 par an.
Pour les non-résidents, un taux minimum d'imposition de 20% s'applique aux revenus de source française jusqu'à EUR 29,579 et de 30% pour tout revenu supérieur à ce montant (respectivement 14.4% et 20% pour les revenus perçus dans les départements d'outre-mer de la France). Un "système d'impôt sur le revenu avec prélèvement à la source" a été instauré, ce qui signifie que l'impôt est désormais retenu à la source sur le salaire du salarié.
La France dispose de régimes fiscaux avantageux pour les expatriés afin d'attirer les investissements étrangers, notamment en matière d'assurance maladie, de cotisations de retraite complémentaire et d'autres exonérations.
Pour de plus amples informations, consultez la page dédiée du site de l'administration fiscale française.
Un impôt sur la fortune immobilière (IFI - lien en français uniquement) de 0.5% (après un abattement de EUR 800,000) à 1.5% (pour un patrimoine net supérieur à EUR 10 millions) s'applique aux personnes physiques dont la valeur nette du patrimoine immobilier dépasse EUR 1.3 million, sous réserve de diverses exonérations. Les résidents fiscaux d'une année donnée sont imposables sur leurs biens immobiliers situés dans le monde entier, les non-résidents uniquement sur les biens situés en France.
La vente d'un bien immobilier est soumise à un droit de mutation au taux maximal de 5.8%.
Les droits de succession et de donation, de 5% à 45% (après un abattement de EUR 100,000 lorsque les bénéficiaires sont des descendants directs), sont prélevés sur les bénéficiaires d'un transfert de propriété.
Les propriétaires sont redevables d'un impôt fondé sur la valeur locative du bien, tandis que les occupants sont redevables d'une taxe d'habitation fondée sur la valeur locative du bien (les taux varient). Depuis le 1er janvier 2023, la taxe d'habitation sur la résidence principale d'un particulier est supprimée.
Les personnes qui ont eu leur domicile fiscal en France pendant six des dix années précédentes et qui décident de transférer leur domicile fiscal hors du pays sont imposées sur les plus-values latentes sur les actions et droits détenus directement par les membres du foyer fiscal lorsque ces droits représentent une valeur totale supérieure à EUR 800,000 ou dépassent 50% de la participation. Ces plus-values ou la valeur des créances seront soumises à l'impôt sur le revenu des personnes physiques au taux forfaitaire de 12.8% et aux prélèvements sociaux de 17.2%.
La part salariale des cotisations sociales françaises représente généralement environ 20-23% du salaire. Le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) est fixé à EUR 46,368 en 2024, et le plafond mensuel à EUR 3,864.
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